samedi 31 janvier 2009

Vengeance royale


"Ils ont casé le naze de Soisson!", comme titrait le canard enchainé quand Mitterrand innovait, eh oui, dans l'ouverture centriste et bourguignonne. Un plongeon en souvenir des grandes heures de la roche de Solutré... Le portrait du jeanpierre à côté pour les nostalgiques et les ahuris.

Mais je galèje, la vengeance dont il s'agit ne remonte pas aux débuts sur scène de la gauche de droite ni à l'époque joyeuse de la franche tribu d'un Clovis pas encore baptisé mais déjà pédagogue.

Non, c'est une autre paire de manches qui en contente un...Le crime de lèse-majeté a eu lieu à Saint-Lô, en effet, remis à l'honneur par la carpette qui nous tient lieu de président, sanctionnant deux incapables.

Et la titraille journaleuse de s'enflammer, je vous épargne les liens vers cette fange: vives réactions, nombreuses protestations, polémique qui enfle, tollé, on a muté deux hauts-fonctionnaires qui n'ont pas su garder la populace à distance du prince en tournée! Ce n'est pas bien, flûte!

Notre président serait un irascible à l'ego démesuré? Quelle découverte! Z'avez vu sa nervosité, son bling-bling, sa meuf? Le pouvoir ne s'use que si on ne s'en sert pas, avec ou sans coach il le sait le nain austro-chypriote ou on-ne-sait-quoi!

Parait même que dans la semaine on avait appris aux enfants de la classe visitée (c'était voeux aux enseignants...) à se lever en laissant la main droite sur la table et en disant "bonjour petite crotte" ou un truc comme ça, c'est dire.

Alors tous ces beuglements de gauchistes de la mouvance contestataire, c'était trop après Roncevaux, Poitiers, Marignan et le vél d'hiv! Déjà qu'il faut faire avec Alésia et Valmy...

Clovis, roi des Francs, savait user de son pouvoir de vie et de mort. Cela lui permettait de s'affranchir, à l'occasion, du semblant d'égalité entre frères d'armes au moment du pillage; et de rappeler la préséance du plus cruel et viril d'entre les barbares qui firent notre beau pays! Cette leçon, il la tenait du plus profond des âges, en prédateur jouissant de toutes ses fonctions sans attendre que Charles Darwin théorise la supériorité de son cas d'espèce.

Alors, ces mutations d'office, je suis désolé mais soit notre civilisation est devenue molle du genou soit le premier parmi les descendants du peuple des cavernes n'est pas plus velu qu'un peigne-zizi! Tiens, mattez ce qu'il nous reste comme Clovis...Juste bon à faire partie du butin l'efféminé!


Je te les aurais embastillés illico presto ces mauvais serviteurs, en compagnie du premier pisse-copie qui aurait osé moufter, tonnerre! Quelle corvée permanente que ces ancillaires aux gants sales M'dame Perben! Tortures jusqu'aux aveux d'ultra gauchisme cryptique, le plus vil et condamnable des chancres! Tribunal d'exception ordinaire et annonce solennelle au peuple de la seule sanction proportionnée! La mort par suicide carcéral, pas mégoter, avec Badinter en bourreau ou en condamné à la même peine pour complicité, il a le choix: notre trop grande bonté encore...

Mais je me laisse aller, la raclure élyséenne m'irrite plus que de déraison avec sa molle réaction à faire pleurer de rire n'importe quel mérovingien occupé à nettoyer la racaille mongole d'Attila.

Tant pis pour lui si les lecteurs du Figaro lui jettent au visage leurs charentaises pisseuses, à ce prétentieux dégonflé, juste bon dans l'histoire à distribuer le trésor public aux argentiers les plus nuls de tous les temps et à ne pas faire donner la troupe aux bolchevistes qui envahissent nos rues!

dimanche 25 janvier 2009

Bonne semaine

Réveillé tôt, j'ai la primeur de l'info sélectionnée pour nous par la radio. Info calquée, soyons en persuadés, sur la presse écrite qui singe le mieux disant télévisuel...

D'abord des nouvelles du nouveau gardien de l'UMP, un certain Bertrand

Déjà la grosse tête

Ainsi l'a voulu le petit chef que ces suffisances se sont données, car il faut bien rire quand on est impuissant ailleurs que devant des faisans d'élevage. Le monsieur a rendu visite à des victimes du bolchevisme qui étouffe notre beau pays. Dans le Val d'Oiseux, un centre commercial n'en peut plus de payer des amendes pour travail dominical illégal. Mon Bertrand lui promet que la réforme va y mettre bon ordre. En attendant il assure de son soutien ces Robins des bois du pré-légal, ces défricheurs de la modernité qui vont nous pondre la société du dix-neuvième siècle. Ne manquera plus, bientôt, que la troupe donnée à la meute hurlante des manifestants pseudo-terroristes. Mais il y pense déjà, le minus. Il est venu, il a vu et il demande aux journalistes qui le suivent tels des puces sur un doberman de prévoir de bonnes chaussures: ça va crapahuter car on apprend mieux sur le terrain que dans un bureau répète t-il inlassablement!

Allez là où ne triomphe pas encore son idéologie, voilà du formateur!

Mais je comprends mal, encore une fois. Il vient apprendre aux masses incultes, faire oeuvre de pédagogie! Ah cette France infantile, entre punition pour leçon mal apprise ou mal récitée et récompense pour obéissance niaise et promesse de faire mieux la prochaine fois, cette conne...
Lui au moins sait où il va, où est son intérêt et celui de ses mandants. Rien à apprendre, à l'autre bout de la laisse je crois entendre rien à foutre.

Quelques employés langue pendante pour pleurer sur le salaire perdu, envoyer promener dans les bois les rétrogrades et les repus pourvu qu'on les laisse s'abrutir un peu plus et l'affaire est entendue. Quand se demanderont-ils comment il se fait que le salaire de six jours ouvrables par semaine les laisse démunis? Quand accueilleront-ils avec l'honneur qui lui est dû l'ex-ministre du travail qui a tout fait pour que leur sort soit déplorable? Il faudra d'abord brûler TF1 et M6 que ces gens comprennent où est leur ennemi...

Mais l'info galope, nous voici avec Madame Bruni en visite chez elle, comprenez n'importe où: les grands de ce monde sont des marchandises mondialisées, ils nous montrent le chemin en bouffant à tous les râteliers. Bon, c'est tout de même entre les frontières qui ont eu la chance insigne de la voir naître et grandir, dans un pays rongé lui aussi par la lèpre communiste. C'est de cela qu'il est question. La brunie sous le harnais assure qu'elle n'est pour rien dans la décision de son adoré de ne pas livrer les terroristes de gauche des années de plomb aux proches de leurs victimes. Alors que l'extrême droite se porte comme mauvaise herbe et que les repentis ont fait leur office, la bestia attend sa pitance de bruto. Notre gauchiste ultra-mannequine se défausse donc avec cette élégance qui me fait dire que péter dans la soie c'est un must et qu'on doit pouvoir se torcher divinement dans du Chanel...Non seulement notre haute fierté couturière emballe de la vieille peau faisandée ou de la courtisane subventionnée mais même le fleuron du défilé des horreurs n'est qu'une catin décérébrée qu'une soudaine névrose a changé en donneuse de leçons. A moins que ce ne soit encore une léchure de pisse-copies, qu'elle aura prise pour une révélation, c'est le plus probable.

Ya quelqu'un qui va lui dire?


Une triste nouvelle pour finir, il la faut: Gérard Blanc a quitté ce monde! On ne pourra plus s'éclater au Sénégal, à poil sous la lune, sans un peu de nostalgie pour ces années d'insouciance ou le politiquement correct faisait semblant de s'offusquer au rythme où des chanteurs furieusement capitalistes émaillaient leurs chansons à deux balles de censurables excès! Que la mansuétude du pouvoir absolvait en même temps que l'exubérance capillaire et vestimentaire, pour service rendu à la crétinisation d'un peuple avide de s'abaisser toujours plus. Martin Circus pavait le chemin pour le divertissement télévisé à la star'ac, comme M.Jourdain faisait de la prose...

Bonne semaine, les mouvements de grogne qui s'annoncent promettent une com' d'enfer, des otages, des irresponsables, de nouvelles lois, on s'en pourlèche d'avance les babines...

mercredi 7 janvier 2009

Peste soit de la Terre et des terriens

Les belles histoires de Maitre Yoda


Il était une fois une planète insouciante qui tournait autour d'un soleil encore jeune. La rumeur racontait qu'elle était inhabitée depuis que les Proximiens l'avait quittée pour essaimer dans la galaxie, où leur fortune avait été diverse. Las d'errer dans la voie lactée, ayant survécu miraculeusement à un trou noir, ils décidèrent de revenir s'installer dans le berceau où avait commencé leur histoire, sur cet astre appelé Terre où ils panseraient leurs blessures et leurs désillusions.

La Terre proximienne


Ainsi fut fait et la Terre les attendait en effet, déserte par bonheur. Enfin presque. Une espèce étrange en occupait quelques contrées qu'elle n'avait pas su mettre en valeur, ou alors en les polluant gravement. Ces "terriens", comme ils se nommaient sans vergognes, se révélèrent sots et agressifs. Sots, car ils ignoraient visiblement à qui appartenait le sol qu'ils foulaient. Ils adoraient de multiples idoles et aucune ne leur conseillait de laisser la place et d'aller s'installer dans les nombreuses mers ou les volcans de la planète. Agressifs, car tous les efforts pour leur expliquer aboutirent à des bains de sang qui coutèrent quelques vies aux Proximiens. La patience de ces derniers, et de leur civilisation grandie dans un voyage intersidéral mouvementé, s'en trouva épuisée.

Terrorisme aveugle des terriens


Les Proximiens décidèrent de se débarrasser des dangereux envahisseurs avec l'accord de l'Empire qui gouvernait l'univers connu. Celui-ci se moquait bien du sort de ces "terriens" qu'il avait autrefois gouvernés négligemment. Sa seule préoccupation était de trouver une place aux remuants Proximiens qu'il n'appréciait pas beaucoup non plus.

Mais il fallait faire vite afin que la légende de la Terre déserte attendant le retour de ses fils prodigues ne soit pas souillée devant les générations à venir. Et puis des sujets de l'empire, parmi eux quelques traîtres proximiens, commençaient à prêter une valeur à la vie des femmes et des enfants terriens!

Le nettoyage fut conduit aussi rapidement que les technologies de pointe de l'Empire le permirent. On s'assura un soutien unanime en exagérant un peu la nuisance que les parasites pouvaient représenter pour la paix et le peuplement futurs. Les terriens devinrent une histoire racontée aux enfants proximiens pour leur faire peur!

Les Proximiens purent enfin s'installer confortablement, leur civilisation enrichie et leur détermination renforcée par ces dernières avanies. Ils s'apprêtaient à couler des jours heureux sur leur terre. Mais un malheur terrible s'abattit sur eux, que rien n'aurait permis de détecter.

Nul ennemi extérieur ne vint les déloger à leur tour. L'Empire les laissa tranquilles. Ils n'avaient plus rien à craindre.

Mais la destruction de leur planète ne cessa pas. Les Proximiens se mirent à s'entretuer à la moindre querelle. On élimina d'abord ceux qui avaient dénoncé le sort fait aux "terriens" car on les soupçonnait d'un mystérieux mal contracté dans l'espace. Les plus malins firent ensuite guerroyer leurs voisins entre eux pour mettre la main sur les biens laissés sans héritiers. Mais ils finissaient par convoiter ce qui restait à prendre, et trouvaient bien innocent de volatiliser leurs adversaires avant de subir le même sort.

Toute honte bue, chacun se revendiquant plus victime que l'autre, les Proximiens disparurent d'une peste qui les attendait à leur retour sans que jamais ils s'en doutassent: le goût de l'extermination et de l'invulnérabilité qu'elle confère...si on a un exutoire pour ne pas sombrer soi-même sous sa folie.


"Il faut posséder la plus haute forme de sagesse pour savoir quand on doit recourir à l'injustice. Comment la justice peut-elle jamais devenir victime du droit? Comment ça peut arriver? C'est qu'une malédiction pèse sur ce monde, et j'en ai la preuve sous les yeux" Philip K.DICK

samedi 3 janvier 2009

Le corbeau: Séparons le bon grain de l'ivraie


Commentateur anonyme



Décidément, il semble que mon premier billet ait été prémonitoire: Après une confiscation bien peu consensuelle, voilà comme promis un billet plus léger. Quoique...

Mais nous allons essayer d'en rire, alors que les évènements du moyen-orient se poursuivent.

Mattez le bel euphémisme que je laisse trainer négligemment dans la phrase précédente. Il annonce la suite.

En effet, allant de lien en lien pour tâter le pouls de mes bloggeurs préférés en ce début d'année 2009, au fait je vous renouvèle mes voeux les plus sincères de santé et de prospérité, j'arrive sur le blog et l'article suivant: Le titre est prometteur en diable, pensez "croassements dangereux", jeu de mots et tout et tout, agrémenté de l'affiche du film intemporel de Clouzot, ça va saigner pensé-je tout de go.

De fait, c'est pas triste.

Un corbeau, je crois bon de le rappeler en préambule, est une personne qui dénonce anonymement aux autorités ou à des personnes judicieusement choisies, des faits dont il assure avoir connaissance et qui seraient de nature à troubler l'ordre moral ou public. Le corbeau attend de sa dénonciation qu'elle dérange un statu-quo qui l'insupporte et/ou nuise à une personne ou un groupe de personnes nommément désignés. La suspicion générale s'en chargera, et le procédé s'avèrera souvent auto-réalisateur...

Le corbeau est détestable, même si on ne peut s'empêcher de l'écouter avec émotion. Il est le repoussoir derrière lequel la vilénie trouve à s'exercer, où pire encore se révèle.

Je suis un peu long, et pourtant incomplet, mais cela me semble nécessaire tant le phénomène est "riche": Il renseigne sans nul doute sur la nature cachée de l'homme civilisé, le corbeau honni étant assuré de son effet sur la meilleure société.

Et bien devinez à qui s'adresse l'habile titre de mon blagueur: Aux commentateurs sur le net! Tous des corvidés en puissance.

Si!

Ne sont-ils pas anonymes d'abord? Bien sûr, ils doivent donner une adresse mail et plus grand monde n'ignore qu'à l'instar des téléphones portables, nos ordinateurs sont faciles à retrouver en cas d'enquête. Certains pensent même qu'ils vont bientôt ne plus servir qu'à ça, que vous téléchargiez sauvagement au mépris de la santé financière de célèbres exilés suisses ou patagons, que votre pin-up préférée se trouve être âgée de 17 ans et demie, que vous tchattiez avec beaucoup plus jeune que vous (le mensonge sur l'âge étant généralisé sur le web, il faudrait ne discuter que sur le temps qu'il fait, et encore) ou que vous commandiez par palettes entières le livre "mon combat", en allemand, par un écrivain qui a eu son heure de gloire...

Cela ne suffit pas pour notre blaggueur qui se contrefiche de plaire à son lecteur, et je le rejoins sur ce point, mais qui verrait bien un frein institutionnel calmer l'ardeur de ceux qui se déchainent sur leur hôte ou entre eux dans une bagarre de chiffonniers qui fait perdre tout intérêt au débat.

Certes.

Mais si, par exemple, devant l'inanité d'un "penseur" de droite qui se réclame à corps et à cris de la gauche réformiste et décomplexée rassemblée derrière l'actuel président dont elle approuve par avance toutes les mesures, je m'exclame "gros con" dans la ligne de commentaires, comment se fait-ce que je croasse?

Aurais-je révélé quelque vérité cachée? Penserais-je que ma sentence irrévérencieuse va causer un préjudice mortel à l'invectivé? Mon impolitesse assumée et déplacée, car après tout rien ne m'y oblige et je peux comme nombre d'internautes passer mon chemin silencieusement, ne mérite t-elle pas une lecture au deuxième degré?

Qui aime bien châtie bien, dit-on. A mon corps défendant, je dois bien admettre que la posture et l'argumentation atterrantes du bloggeur me touchent. Je ressens une déception qui montre bien que je ne le nullifie que pour la forme: Je réagis car j'espère sa réaction.

Il s'agit de vérifier si j'ai affaire à un philosophe de comptoir qui croit à ses idées et au caractère incontournable de la tournée de pastis quotidienne, et espère en convaincre ses lecteurs, ou à un provocateur qui teste leur capacité à tout gober voire surenchérir jusqu'au délire.

Ou au résultat d'une mutation que j'ignorais encore.

L'appétit vient en mangeant


Le camarade chez lequel je suis arrivé a sur les corbeaux, tels qu'il les conçoit, une idée bien arrêtée qu'il ne compte pas faire partager mais souhaite voir appliquée dans un futur le plus proche possible, par l'usage de la peur salutaire chère à MAM, si furieusement tendance (et assorties) l'une et l'autre.

C'est que le commentateur anonyme ne se doute pas de la complexité qu'il outrage, que seul un expert peut manier. Et encore les crises financières successives montrent combien les autorisés eux-mêmes se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'au coude à chaque occasion puis persistent et signent pour nombre d'entre eux. Les autres tournent leur veste et continuent d'être pathétiques en faisant semblant de voir un pragmatique gosplan dans l'aide publique inconditionnelle qui absout les responsables, coupables ou non.

Mais passons. Je n'y connais rien, je jalouse, je grogne (le croassement me fatigue, tout à l'heure je déblatèrerai pour reposer mes zygomatiques...).

Et puis, je ne sais guère que défendre mes idées préconçues, dont on ignore tout de la matrice, sinon qu'elle est douteuse, honteuse et pour tout dire nauséabonde: Ce qui en sort court à la rigole quand le journaliste-phare est forcément impartial et mesuré, la vérité ne pouvant s'approcher qu'au prix de glorieux sacrifices, hors le dictat de l'émotion ou la défense de positions définitivement minoritaires et stigmatisées comme telles.

Quel beau métier! Quel beau chemin devant soi quand on l'embrasse!

Me gausserais-je de la situation où le donneur de leçons s'enferre?

Il ne cache rien des intérêts divers qu'il doit ménager, considère son moins disant comme un plus déjà. Il se félicite de l'équilibre trouvé par ses collègues quand ils dénoncent de concert, et sur le même plan, l'agresseur et l'agressé, l'envahisseur et l'envahi, le fort et le faible qui en goute la botte.

Mais tout cela n'est plus drôle, il me faut revenir dans le burlesque que l'on me concède encore.

Il me faut asséner, sans autre analyse que celle permise par mes doutes et mes insuffisances, que nous sommes là en présence d'un auto-érotisme germanopratin (de province s'il le faut mais j'en serais étonné).

Le germanogratin se secoue volontiers la nouille, c'est là son moindre défaut...

Il n'aime rien comme se rouler dans la détestation de qui n'approuve pas l'euphémisme consensuel qui lui sert de rappel de ses diplômes, d'affirmation de l'exclusivité de son expertise, de preuve ultime de sa pertinence et de cri de ralliement.

Jusqu'à l'inévitable casse-gueule où une réalité perverse, car têtue, le précipitera à chaque fois.

Alors, ceux qui lui rappellent cette insoutenable légèreté de l'être, la beauté qui nous rapproche de la mort, Tadzio, et toutes ces contrariétés qui portent atteinte à l'éther et que le pékin moyen ne peut subodorer, passent pour des oiseaux de mauvais augure.

Non ami, ce ne sont pas des cris d'animaux que tu entends au loin, si loin de l'entendement comme de la simple décence, ce sont des planches que l'on clouent.

Mais ce n'est pas dangereux, ceux qui font ça ont l'habitude. Tu fais bien par contre de t'en tenir à un clavier, à l'abri des clips du gouvernement dévolus à ta protection.

Et, parce que je sens que cela va t'amuser (et t'enfermer plus encore dans tes certitudes), je peux bien te l'avouer: Toi et tes semblables, par amour de l'expression la plus juste, je vous emmerde!



Les commentaires m'ont tuer